« JEUNE AFRIQUE »  

DENTISTERIE - SIDA               DENTISTRY - AIDS

 

« JEUNE AFRIQUE » N°1487 - 5 juillet 1989   page 56

 

ÇA VOUS INTERESSE

Sciences, Santé et Techniques     Présenté par Hortense Chabrier

 

ODONTOLOGIE

 Le sida et la roulette

Les patients sont-ils en danger chaque fois qu'ils vont se faire soigner les dents ?

Les instruments ne peuvent être désinfectés d'une façon suffisamment sérieuse entre chaque client pour garantir l'élimination totale du virus éventuel du Sida ...  Le trouble a été jeté dans la profession par cette déclaration d'un dentiste de la région parisienne, le docteur Samuel, fondateur des associations françaises « Dentistes sans frontières »f(33, rue Gambetta, 93100 Montreuil) et « Santé sans Frontières » (172 bd Voltaire, 75011 Paris).

Quels sont les risques exacts ? Selon L’information dentaire, voici les précautions, rarement observées, que chaque dentiste devrait prendre face à des patients à risque (séro-positifs) :

  • Recouvrir toutes les surfaces de travail de linges ou de serviettes en papier ; les instruments sont la plupart du temps posés directement sur des plateaux et autres surfaces métalliques non protégées.
  • Le dentiste et son assistante doivent travailler protégés par un masque, des lunettes, des gants, une coiffe; si le dentiste porte parfois un masque (un sur deux), il se munit rarement de coiffe, de lunettes et même de gants.
  • Utiliser des produits à usage unique ; les liquides et poudres sont conditionnés en fioles servant pour de nombreux patients.
  • S'informer, avant de traiter, s'il s'agit d'un sujet à risque ;; le dentiste ne demande jamais à ses patients s'ils sont séropositifs. De plus, beaucoup de personnes ignorent en toute bonne foi qu'elles le sont.
  • Renoncer si possible à I'airrotor, au cavotron et aux interventions donnant lieu à saignement ; I'airrotor ou turbine est systématiquement employé en cas de carie.
  • Après traitement, laisser tremper une heure tous les instruments dans un désinfectant ; aucun dentiste n'interrompt ses consultations une heure après chaque client.
  • Désinfecter les empreintes pour les prothèses avant de les envoyer au laboratoire lorsque cela est possible (!) ; comment immerger dans un bain désinfectant des moulages en plâtre ?

Autre problème soulevé : les nouvelles roulettes ultra-rapides. Pour le refroidissement, elles utilisent des « sprays ». Composé d'air pressurisé et d'eau, ce spray, après réflexion sur les dents et les muqueuses voisines, est atomisé dans l'air du cabinet dentaire après avoir été mélangé à la salive, au sang, à des bactéries et virus. C'est ce qu'on appelle le « nuage dentaire », qui sera projeté vers les voies aériennes de l'opérateur et sur l’ensemble du matériel et des surfaces situées autour du poste de travail.

Plus grave encore, la turbine de la roulette crée, au moment de son arrêt, une réaspiration qui contamine les canalisations. Pour désinfecter l'appareil, il faut le démonter et cela prend quelques heures, stérilisation interne comprise...

Pour le présent, tout le monde est désarmé, même si des recherches se poursuivent pour « assainir » la situation. Si vous voulez pallier le danger couru en allant vous faire soigner les dents, choisissez un dentiste qui utilise une roulette d'il y a vingt ans, comme le Dr Samuel ! Elles vibrent beaucoup, mais elles ne projettent ni eau, ni air… .

Hortense Chabrier

Les chirurgiens-dentistes font-ils un métier à hauts risques ?

 

Copie

 

Voir Dossier de Presse, See PressBook : notamment  N° BD1, D1, BT2, MGF3 et P2.

http://dentist-dentiste.com/dsf/dentistry-aids.htm

http://dentist-dentiste.com/dsf/Conspiracy-WHO-Complot-OMS.pdf